Morbihan : Actualités
15 décembre 2010
OUEST FRANCE - EDITIONS FINISTERE
La vente directe inquiète les bouchers
mardi 30 novembre 2010
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Jean-François Guihard, président de la fédération bretonne des bouchers, et Sylvie Gourvil, présidente du syndicat de la boucherie du Finistère.
La profession va mieux. Mais regarde de travers la concurrence des producteurs.
Des centres d'apprentis pleins. Avec, nouveauté, des élèves adultes motivés (30 en Bretagne). Une stabilisation des effectifs en Bretagne (750-800) et aussi, moins assurée, dans le Finistère (130). Des affaires qui grossissent. Des banques globalement moins frileuses pour soutenir les créations. Les artisans bouchers ont plutôt le moral si l'on en croit Sylvie Gourvil, présidente du syndicat de la boucherie du Finistère, et Jean-François Guihard, président de la fédération bretonne.
Aides publiques
Tout serait parfait si... Lors de l'assemblée générale qui s'est tenue lundi à Quimper, la profession a exprimé son inquiétude face à un phénomène qui prend de l'ampleur : la vente directe assurée par les producteurs de viande. Depuis quelque temps, le phénomène prend de l'ampleur : catalogues distribués dans les syndicats d'initiatives, aides publiques, effet de mode aussi. De quoi préoccuper les artisans bouchers. « Pourtant, quand on parle de circuits courts de vente, il faut aussi prendre en compte les artisans » insiste Marcel Courtas, chargé de développement économique à la chambre régionale de métiers et de l'artisanat.
« Face à la crise de l'agriculture, il est normal que cette filière cherche à se diversifier. Encore faut-il que cela ne se fasse pas au détriment des artisans bouchers » poursuit Sylvie Gourvil. Les deux professions travaillent ensemble. « Mais les agriculteurs bénéficient d'aides publiques, essentiellement des fonds européens » complète Jean-François Guihard. Pour le moment, le chiffrage de cette nouvelle concurrence n'est pas disponible. Mais, de toute évidence, cette évolution provoquera une réaction des artisans bouchers. « A nous de solliciter des aides publiques dans le cadre des circuits courts. Pour que nous ayons les mêmes droits et les mêmes devoirs. »
Plus d'informations dans le journal Ouest-France


